La bioéthique touche un champ large de questions éthiques et sociétales liées aux innovations médicales qui impliquent une manipulation du vivant. Le véritable questionnement que nous devons avoir à l’esprit est le suivant : est-ce que ce qui est scientifiquement possible est humainement souhaitable ? Cette question exige des réponses pensées et établies avec autant de prudence que de discernement.

Les sujets liés à la bioéthique ne doivent pas seulement être légiférés selon les progrès techniques, l’évolution et l’internationalisation de l’accès à ces dernières et aux technologies nouvelles, le poids grandissant des demandes sociétales ou encore le développement de la bioéconomie dans le monde. Ces sujets doivent au contraire convoquer la prudence de tous et suivre un principe de précaution.

J’ai notamment reçu de nombreuses interpellations concernant l’examen en commission spéciale en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Je tiens à dire sans détour que je me suis positionné contre l’ouverture à de tels dispositifs comme la ROPA qui forgent bien légitimement de vifs mécontentements.

Je tiens également à souligner que l’examen en deuxième lecture s’est effectué en Temps Législatif Programmé c’est-à-dire que nous n’avons disposé que de quelques jours pour examiner un texte comprenant 34 articles. Cette situation est plus qu’inquiétante eu égard à l’extrême importance d’un tel texte. 

Lors des Questions Au Gouvernement du Mardi 28 juillet 2020, le Premier Ministre, Monsieur Jean Castex, avait concédé à demi-mot « Nous demandons en deuxième lecture et dans le cadre des discussions normales qui se dérouleront dans cet Hémicycle, et dans le respect des interventions de chacune et de chacun, d’en rester le plus possible au texte qui, ici même a été voté en octobre 2019 ».

Malheureusement, force est de constater que ses mots n’auront trouvé que peu d’échos lors des discussions et du vote en Hémicycle.