Tous les automnes, les Députés doivent voter les lois de finances pour l’année qui va suivre. Ce texte de loi permet de répartir les crédits du budget de l’Etat.

Sans surprise, ce Projet de loi de Finances pour 2021 s’inscrit dans le contexte économique très lourdement impacté par la crise sanitaire.

La situation économique de notre pays est réellement catastrophique. En effet, notre dette – qui approchait déjà les 100% de la richesse nationale avant la crise atteint dorénavant des niveaux vertigineux avec une dette dépassant les 116% du Produit Intérieur Brut.

Nous sommes – ni plus ni moins – dans une situation grave de surendettement tant nous croulons sous la dette. A terme et si rien n’est fait, c’est malheureusement la pérennité de notre modèle social qui est menacée.

Il serait vain et illusoire de penser que cette dette sera sans conséquences. Car, sans financement, la dette abyssale d’aujourd’hui deviendra les impôts conséquents de demain.

Cette situation serait dramatique puisque nous avons déjà le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé d’Europe soit 44,5% du Produit Intérieur Brut. Je tiens néanmoins à dire que toutes ces dépenses ont été et sont encore nécessaires pour soutenir et maintenir le plus possible notre économie. Mais, le sens des responsabilités commanderait de dire quand et comment on compte les financer.

Par ailleurs, nos politiques publiques exigent plus que jamais une feuille de route, une ligne de conduite. Gouverner c’est prévoir.

Or, jamais le Gouvernement ne prévoit l’hypothèse où la crise sanitaire durerait. Evidemment nul n’espère cette option. Mais, il nous faut tout de même l’anticiper pour être prêts à affronter tous les scénarii.

Quelques chiffres plus qu’alarmants : 46,2 milliards de rentrées fiscales en moins, un taux de dépense publique qui s’élève à 62,5% en 2020, 800 000 emplois perdus en 2020…

Je serai très attentif à l’ensemble des mesures qui seront débattues et votées à l’Assemblée nationale afin de trouver les mesures les plus favorables à l’ensemble de la société.