Vendredi dernier, je me suis rendu à la mission locale d’Aulnay-sous-Bois en présence deFrank CANNAROZZO,Président de la mission locale, Adjoint au Maire d’Aulnay-sous-Bois, Carole SOUCAILLE, Directrice de la mission locale et Amélie PINHEIRO,ma collaboratrice parlementaire afin de faire un point sur les actions menées au sein de cette structure et sur les améliorations à envisager pour mener à bien leurs missions.

Fort de cette rencontre, cet après-midi, j’ai tenu à interroger la Ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion, Elisabeth BORNE, en Commission des Affaires sociales.

La mission locale de la ville comporte une équipe de 20 personnes au service des 2000 jeunes accompagnés dont en moyenne 650 nouveaux inscrits chaque année. Parmi eux, 10 Conseillers et conseillères en Insertion Sociale et Professionnelle, 4 agents accueil, 2 chargées de Projet, 2 médiateurs, 1 Assistante Administrative et une directrice.

Les missions locales ont pour objectif de donner aux jeunes âgés de 16 à 25 ans et non scolarisés, la possibilité de construire un itinéraire personnalisé d’insertion sociale et professionnelle dans la finalité d’accéder à l’emploi durable.

Je soutiens sans commune mesure ce dispositif qui fait ses preuves. Néanmoins, bien des défaillances sont à noter, défaillances sur lesquelles j’ai interpellé la Ministre en charge de ces questions.

En effet, en décembre dernier, la Préfète en charge de l’égalité des chances a demandé que le nombre de garantie jeunes soit doublé pour cette année mais… la notification n’a été reçue qu’en mars. Comment donc tenir de tels objectifs ?

Ajoutons à cela que si les objectifs ne sont pas atteints, la mission locale ne percevra plus la totalité de l’enveloppe prévue à cet égard. Une telle application irait à l’encontre même du but rechercher : trouver un avenir – qu’il soit scolaire ou professionnel – pour notre jeunesse.

Egalement, avec cet objectif, la Ville d’Aulnay-Sous-Bois a été dans l’obligation de prendre en charge un coût supplémentaire s’élevant à 30%. Pourtant, la ville finance déjà 40% du coût total de la mission locale.

Aussi, et comme cela a été dit vendredi lors de la réunion, il y a la problématique de la multiplicité des dispositifs : en effet, 59 dispositifs ont été recensés, c’est beaucoup trop. Ce panel bien trop large de dispositifs complique inéluctablement le travail des professionnels. J’ai rappelé à cet égard à la Ministre qu’il est plus qu’impératif de penser à une simplification afin que la mission locale se cantonne exclusivement à deux choses : soit un retour vers les études soit une sortie vers l’emploi des jeunes qui sont accompagnés

Enfin, il serait nécessaire que l’âge des jeunes accompagnés soit repoussé à 30 ans. Cela permettrait d’accompagner les jeunes dans la durée et d’appréhender leur suivi à terme.

Du terrain à l’Assemblée nationale, je continue à porter les problématiques des forces vives présentes sur notre territoire.

Bien fidèlement,

Alain RAMADIER