Pourquoi j’ai voté POUR le pass vaccinal

L’aggravation de la situation sanitaire dans notre pays, avec plus de 300 000 contaminations enregistrées quotidiennement m’a obligé à agir en conséquence.

Depuis le début de la campagne vaccinale, la vaccination a montré son efficacité à sauver des vies, et bien que celle-ci n’empêche pas d’avoir le covid-19, elle permet de ne pas développer de formes graves de la maladie.

Elle a permis de freiner la mortalité liée au virus, et nous sommes loin des 100 000 morts que nous avons compté avec tristesse et désarroi lors de la première vague.

Nous devons donc soutenir notre personnel soignant, qui est littéralement épuisé et à bout de tous les efforts fournis, vagues après vagues, variant après variant. Ils n’en peuvent plus ! Pire encore, ils sont contraints de déprogrammer des opérations importantes en raison de la saturation des lits de réanimation.

Selon la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR), dans sa récente enquête flash menée dans 165 services de réanimation répartis partout en France, les services de réanimations étaient occupés par 80% de patients non-vaccinés ou avec un schéma incomplet.

Alors OUI, le gouvernement n’a pas ouvert les lits de réanimation promis, mettant ainsi un peu plus la pression sur nos hôpitaux déjà en grande difficulté, mais c’est en responsabilité que nous devons, nous citoyens, soutenir notre personnel soignant en nous vaccinant.

J’ai voté POUR le pass vaccinal car il répond à une urgence inédite. Mais il ne s’agit pas d’un blanc-seing donné au gouvernement. Bien au contraire ! Nombreuses étaient mes interrogations, mes questionnements et mes réserves à la lecture du projet de loi présenté par le ministre Véran, notamment concernant les plus jeunes, j’ai d’ailleurs fait voter avec mes collègues députés de l’opposition la non-imposition du pass vaccinal aux mineurs de moins de 16 ans, pour leur permettre d’avoir les mêmes activités extra-scolaires et de loisirs que les autres enfants vaccinés.

J’ai bien conscience que ce vote suscite beaucoup de débats, pour autant, je ne peux accepter et tolérer les insultes et menaces de mort que mes collègues députés et moi-même avons reçues. Il n’a jamais été question pour moi, par ce vote, de jeter l’opprobre sur les non-vaccinés, contrairement au Président de la République, je ne veux pas les « emmerder ». Ma seule volonté est celle de protéger les plus fragiles.

Je continuerai avec mes collègues du groupe les Républicains à me battre pour que ces mesures soient limitées dans le temps, car elles doivent être proportionnées et adaptées à la situation sanitaire de notre pays.