Les révélations faites dans « Les Fossoyeurs » du journaliste Victor CASTANET m’ont comme vous, profondément choqué. Le livre décrit des situations de maltraitances impensables dans les Ehpad du leader mondial Orpéa.

Après la parution de cette enquête choc sur les brutalités commises au sein de ses établissements, nous avons reçu à l’Assemblée nationale le nouveau PDG du groupe Philippe Charrier afin qu’il réponde aux questions légitimes de la représentation nationale face aux faits particulièrement graves qui lui sont reprochés.

J’avais déjà été particulièrement surpris par les propos de Monsieur Charrier dans la presse, il niait tout. Je pensais, à tort, que face aux députés de la commission des affaires sociales, celui-ci répondrait avec précision aux questions soulevées. Pendant plus de 2h, nous n’avons eu le droit qu’à des éléments de langage et aucune réponse claire à nos questions.

Nous nous attendions à plus, à mieux, et surtout à plus de respect et d’humilité de la part d’Orpéa qui doit répondre à des accusations graves.

Et s’il n’est évidemment pas question de faire le procès d’Orpéa, car c’est le rôle de la justice, il est de notre devoir de nous interroger sur le fonctionnement de nos Ehpad.

D’ailleurs, je regrette que le travail de fond, engagé avec de nombreux collègues sur ce sujet ne soit pas allé jusqu’au bout. Le gouvernement avait promis une loi Autonomie-Grand âge, sujet sur lequel avec mes collègues Les Députés Les Républicains nous avions mené de nombreuses auditions et un travail approfondi tout au long du mandat et qui finalement n’a pas semblé être une priorité pour le Président Macron.

Nos aînés doivent être respectés. Bien finir sa vie, c’est ce que toute personne mérite. Les établissements qui accueillent les plus fragiles doivent être plus contrôlés et faire l’objet de sanctions, voire de fermeture si des manquements graves étaient avérés. Il en va de l’honneur de notre République.