Tribune : Frédérique Vidal, permettez aux universités de réellement rouvrir !

Retrouvez la tribune que j’ai co-signée dans le JDD dans laquelle, avec mes collègues Députés du groupe Les Républicains, nous exhortons la Ministre de l’enseignement supérieur d’agir pour la jeunesse.

« Madame la Ministre, arrêtez de jouer avec les mots et permettez aux universités de réellement rouvrir pour l’ensemble des étudiants ! » :

Avec la crise sanitaire, les étudiants ont vu leur scolarité mise en parenthèse quasiment du jour au lendemain. S’il y a des cours à distance, ils ne peuvent pleinement compenser les enseignements en classe.
Nos étudiants n’auront jamais vu leurs études autant perturbées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Depuis la rentrée, la plupart n’ont eu que 4 à 6 semaines de cours en présentiel.
Les conséquences de ces circonstances, au-delà de la difficulté de transmettre et assimiler les riches savoirs du monde de l’enseignement supérieur, sont très lourdes pour nos jeunes.

Avec la disparition des jobs étudiants, la précarité des étudiants s’est considérablement accrue. Les banques alimentaires ont observé l’arrivée massive de jeunes parmi leurs bénéficiaires.
Certains étudiants parmi les plus défavorisés ont dû arrêter leurs études et restituer leurs logements pour tenter de s’insérer au sein d’un marché du travail historiquement sinistré.

Au-delà de la précarité qui les guette, nous devons nous inquiéter au sujet de la santé des étudiants.
La solitude et l’isolement engendrés par le confinement ont des impacts sur le bien-être des jeunes et leur santé mentale. Angoisses et dépressions sont les conséquences particulièrement vives d’un enfermement contraint et prolongé, auprès de cette population en pleine construction de son identité.
Les jeunes sont souvent logés dans de petites surfaces ce qui exacerbent les souffrances liées à l’enfermement.
L’angoisse de l’avenir, ensuite, est particulièrement forte alors que les opportunités d’embauche et les perspectives professionnelles sont considérablement réduites par la crise économique et sociale qui survient.
De nombreux phénomènes d’anxiété, comportement addictifs et attaques paniques ont ainsi été observés auprès des jeunes du fait de ce contexte incertain.
Nous devons répondre à ces angoisses pour ne pas abandonner les étudiants à leur désespoir.
Suite au premier confinement, la moitié des étudiants a déclaré avoir souffert de solitude ou d’isolement et près d’un tiers d’entre eux ont présenté des signes de détresse psychologique, d’après une enquête de l’Observatoire de la vie étudiante. Aujourd’hui, 29% des 18-25 ans sont en dépression d’après une récente étude de Santé publique France.
Plusieurs suicides atroces sont déjà à déplorer dans les rangs des étudiants du fait de ce contexte trop pesant.

Partout, des professeurs observent un décrochage important de leurs étudiants. Partout, ces jeunes s’interrogent sur leur avenir.
Leur quotidien est fait d’enfermement devant les écrans pour tenter de suivre une scolarité brouillée par les nombreuses interférences de leurs mauvaises conditions d’études.
Au stress de cette situation s’ajoute la précarité de nombreux jeunes et de leurs familles qui renforce leur désespoir. Est-ce ce que la République s’était promise d’offrir une telle situation à la jeunesse de notre pays ?

Le 21 janvier dernier, le Président de la République a annoncé que les étudiants qui le souhaitent pourront revenir un jour par semaine, comme les salariés.
Pour autant, vous avez indiqué que la jauge de 20% de présence comprendra « l’ensemble des activités incluant les travaux pratiques et les groupes de dix étudiants fragiles » déjà autorisés.
Cela réduit d’autant la possibilité laissé aux étudiants de revenir en cours qui s’avère profondément insuffisante.

Le 22 février, vous avez affirmé que « D’ici la fin du mois, tout le monde aura repris en présentiel [dans] toutes les universités et dans toutes les disciplines ».
Ces promesses pour calmer la grogne et le désespoir légitimes des étudiants se heurtent à une réalité en décalage complet avec de telles annonces.
Non, tous les étudiants ne pourront reprendre les cours en présentiel. C’est faire fi des réalités du terrain et du cadre trop resserré qui est encore imposé aux universités que d’affirmer le contraire.

Madame la Ministre, il conviendrait de ne pas jouer avec les mots et les artifices de la communication qui ne correspondent par à la réalité vécue par les étudiants !
Vous devriez plutôt assurer des jauges suffisantes pour permettre un retour effectif des étudiants sur les bancs de l’enseignement supérieur.
Il est également indispensable que votre Ministère formule des propositions pour faire vivre les campus et recréer une vie étudiante source d’épanouissement. Cela est possible tout en respectant les contraintes sanitaires et les étudiants en ont grand besoin.
La lutte contre l’épidémie implique des efforts, nos étudiants l’ont bien compris, mais elle ne doit pas les condamner.
N’attendez pas qu’il soit trop tard et que l’expression malheureuse de « jeunesse sacrifiée » devienne réalité.

Propositions des Républicains pour sauver nos restaurants

1 restaurant sur 2 est aujourd’hui menacé de fermeture à cause de la crise du Covid. Face à ce constat alarmant, Les Républicains ont formulé plusieurs propositions pour sauver les restaurants que nous aimons tant. Agissons !

Communiqué suite au drame survenu à Bondy

C’est avec beaucoup d’effroi que j’ai appris hier le terrible drame qui s’est produit à Bondy. J’ai tout de suite pris contact avec le Maire, Stephen Hervé avec lequel j’ai échangé sur les premiers éléments de cette tragédie.

Aymen avait 15 ans et sa vie devant lui. Hier, deux individus la lui ont ôtée alors qu’il se trouvait dans le centre de loisirs Nelson Mandela.

C’est ce matin la colère qui m’anime. Comment est-ce possible

La violence intolérable et aveugle doit cesser. Rien ne peut justifier de tels actes, tout doit être mis en œuvre pour que s’arrêtent ces drames, bien trop nombreux.

J’adresse mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime.

Je veux également apporter mon soutien aux agents municipaux, ainsi qu’aux Bondynois présents au moment du drame.

Visite à l’EHPAD Camille Saint Saens d’Aulnay-sous-Bois

Ce matin visite à l’EHPAD Camille Saint Saens d’Aulnay sous bois, accompagné d’Alain Pachoud, adjoint au maire, de mon collaborateur Mohamed et des dirigeants d’Alliance BTP et de Clean confiance pour remettre à l’équipe de l’EHPAD: 1200 paquets de lingettes, 2500 masques, 10 litres de gel hydroalcoolique ainsi que 2 distributeurs automatiques.

Je tiens à saluer la démarche solidaire des dirigeants de ces deux sociétés aulnaysiennes envers nos aînés.C’est la traduction d’un engagement faisant suite aux visites ministérielle de l’EHPAD et des deux entreprises, les dirigeants ont alors proposé d’apporter leurs aides au directeur de la structure, comme ils l’avaient déjà fait lors du premier confinement à l’accueil de jour ou des plexiglass avaient été livrés pour faciliter les visites des familles.

Un très beau geste de générosité que je souhaite ici saluer.

Rencontre avec le Ministre de l’Intérieur Gerald DARMANIN

Matinée à la préfecture de Seine-Saint-Denis pour rencontrer le ministre de l’intérieur Gerald DARMANIN avec le maire de Bondy Stephen HERVÉ et l’adjoint Rachid YOUNSI qui a lâchement été agressé dans l’exercice de ses fonctions.

À la suite de ma question au gouvernement mardi, le ministre avait pris l’engagement de venir nous rencontrer pour évoquer les nombreuses violences envers les élus dans notre département mais également dans tout le pays, promesse tenue.

Agression d’un élu à Bondy : j’interpelle le Gouvernement face à la multiplication des actes violents

La semaine dernière, Rachid Younsi, Adjoint au Maire de Bondy était lâchement agressé. À Bondy, cela fait des mois que les élus subissent agressions, intimidations, harcèlements.

Malheureusement, il n’y a pas qu’à Bondy que de tels actes se déroulent. Je pense au Maire de Valence, de Rillieux-la-Pape eux aussi victimes dernièrement.
Cela ne peut plus durer.

C’est dans ce sens que j’ai interrogé le Premier ministre.

Je prends acte de la réponse de son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a proposé de rencontrer en personne le Maire de Bondy et son équipe pour affirmer le soutien de l’Etat contre ces actes ignobles.

Audition de Katia JULIENNE, directrice générale de l’offre de soins

Cet après-midi, je suis intervenu en Commission par visioconférence, en interrogeant Madame Katia JULIENNE, Directrice générale de l’offre de soins, sur la crise sanitaire. J’ai attiré son attention sur la lenteur de la vaccination dans notre pays, la France étant en effet à la 21ème place de l’Union européenne pour l’injection de la première dose et à la 26ème place pour l’injection de la seconde dose, soit avant-dernière des pays membres de l’UE. J’ai également souhaité connaitre sa position sur la logistique déployée pour acheminer les vaccins dans les territoires, logistique calamiteuse qui n’est nullement adaptée à l’urgence et la gravité de la situation sanitaire. Je l’ai également interrogée sur a stratégie nationale pour faire face au manque de masques, de lits, de matériels d’oxygénothérapie… Beaucoup nous manque aujourd’hui encore pour endiguer cette crise.

Retrouvez ici mon intervention :

« Le 7 février, on comptait en France 19 715 nouveaux cas confirmés en une seule journée. On déplore par ailleurs environ 79 000 décès dans notre pays depuis le début de l’épidémie.

Dans le détail, le France est le 22ème pays au monde le plus touché par la pandémie avec une mortalité de 1 171 décès par million d’habitants. En nombre de personnes vaccinées : la France est à la 21ème place de l’Union européenne pour l’injection de la première dose et à la 26ème place pour l’injection de la seconde dose, soit avant-dernière des pays membres de l’UE.

A ce rythme, la France ne vaccinerait toute sa population adulte qu’en 2026. Constat aussi édifiant que consternant.

Au retard européen dans la commande de vaccins, s’ajoute la faillite logistique de notre pays. Après le manque révoltant de masques au début de la pandémie, le manque de matériels dans les services de réanimation et le manque de personnels soignants, nous sommes depuis plusieurs semaines confrontés à la logistique calamiteuse dans la distribution et l’approvisionnement des vaccins. Il manque d’ailleurs 7 500 infirmiers et aides-soignants pour faire face aux besoins.

Où en est-on de l’approvisionnement des vaccins ? Combien de vaccins disposons-nous en stock à l’heure actuelle à échelle nationale ? Qu’en est-il de la répartition des vaccins selon les territoires ? Sont-ils fournis à hauteur des besoins en termes de personnes prioritaires ? où en est-on également du recrutement des personnels soignants manquants ?

Plus globalement, existe-il une stratégie pour l’après COVID ? Avez-vous élaboré un plan de sortie de crise ? Avez-vous anticipé la fin de l’épidémie ?

Par ailleurs, Philippe JUVIN demande depuis plusieurs semaines qu’on puisse négocier l’achat de la licence des vaccins afin de constituer des chaînes de production en urgence. Ou en sommes-nous sur ce dossier ?  Il propose également d’autoriser dans les plus brefs délais les autres vaccins en s’alignant sur les décisions britanniques et canadiennes. Quelle est votre position sur ce point ?

Nos objectifs de vaccination ont malheureusement été revus drastiquement à la baisse. En effet, le Gouvernement a annoncé le 28 janvier dernier qu’il y aurait des baisses en approvisionnement avec seulement 1 million de personnes qui recevront la première dose en février, contre 1,4 millions de personnes pour le mois de janvier. Ces prévisions sont bien en-deçà de l’objectif des 4 millions de personnes vaccinées fin février, objectif pourtant annoncé par nul autre que le Ministre des Solidarités et de la Santé.

A titre d’exemple et à l’heure actuelle 20% des tests positifs réalisés ont détecté la présence de variants étrangers en Seine-Saint-Denis. Il est plus que grand temps de développer massivement la stratégie vaccinale. »

Les Députés Les Républicains proposent un Plan Pauvreté pour aider les Français à rebondir face à la crise de la COVID-19

Pour beaucoup, l’année 2020 a été l’année de tous les dangers et de toutes les inquiétudes : pandémie mondiale, crise sanitaire, pertes d’emplois et de revenus, isolement dû au confinement, peur de l’avenir, absence de liens sociaux… La crise sanitaire du COVID-19 a inéluctablement engendré une crise économique d’une ampleur grave et profonde. Si chacun a pu mesurer combien notre protection sociale est précieuse (chômage partiel, système de soins, droits sociaux…), notre modèle n’a toutefois pas pu endiguer l’explosion de la précarité qu’elle soit économique ou sociale et qui concerne l’intégralité des catégories socio-économiques de la population.

Les français les plus en difficulté ont dû et doivent encore supporter des dépenses supplémentaires induites par le confinement : c’est le cas notamment de l’alimentation ou encore des dépenses énergétiques. Beaucoup ont également été dans l’obligation de faire face à la disparition ou à la diminution de sources de revenus (plans de licenciement, cessation des contrats d’intérim et des CDD, suppression de nombreux « jobs étudiants »…).

Les couples, les familles avec enfants, les familles monoparentales, les étudiants… toutes les situations familiales sont concernées. Parallèlement à cela, les perspectives économiques ne sont pas au beau fixe : le plein-emploi n’est pas pour demain, nul ne peut l’ignorer.

Chiffre édifiant et vertigineux : nous avons en France dépassé la barre des 10 millions de pauvres, soit 1 français sur 6. Autre constat tout aussi alarmant : la hausse du nombre de bénéficiaires du RSA va augmenter de 9 à 10%.

15 propositions pour lutter contre la précarité

Notre jeunesse n’est pas épargnée : l’isolement bien sûr et la précarité alimentaire malheureusement. Les aides sociales accordées aux étudiants se font sur la base de critères sociaux et demeurent également en-deçà du seuil de pauvreté (soit 1 063 euros). Ils ont perdu leurs « jobs étudiants » qui leur permettaient jadis de pouvoir vivre plus correctement. Par ailleurs, nombreux sont nos jeunes qui ne peuvent plus s’alimenter normalement, faute de budget mais également faute d’avoir à disposition des restaurants universitaires (avec des tarifs préférentiels) proches de leur domicile. Beaucoup se tournent d’ailleurs vers les associations et collectes alimentaires pour subvenir à leurs besoins primaires, faute d’alternative. Les élus locaux sont intervenus pour répondre à cette détresse : je songe notamment aux communes ou encore à la Région Ile-de-France qui a :

  • développé la distribution alimentaire aux plus précaires,
  • ouvert des chambres d’hôtel,
  • mis en place des plateformes avec des psychologues,
  • cautionné des prêts étudiants…

Par ailleurs, je n’oublie pas ces jeunes diplômés qui sont sur le marché de l’emploi mais qui ne trouvent aucune offre. Pour rappel, ils sont au nombre de 700 000. Les jeunes de 18 à 29 forment la plus grande part des personnes en situation de pauvreté en France. Je songe également à nos jeunes ayant des emplois précaires et dont l’avenir est fait d’incertitudes.

Le Groupe Les Républicains auquel j’appartiens a formulé plusieurs propositions pour lutter contre ce phénomène de précarité qui ne va que s’accroitre dans les mois à venir.

Car, nous ne pouvons accepter cette précarité polymorphe, nous ne pouvons nous résigner à voir les files d’attente s’allonger dans les soupes populaires et les banques alimentaires. Nous ne pouvons nous taire face aux services sociaux débordés et face aux demandes de RSA qui augmentent de manière vertigineuse. Nous ne pouvons rester de marbre face à cette précarité qui explose et qui touchent dorénavant nos jeunes, nos commerçants, nos artisans.

Mais cette solidarité, je la souhaite émancipatrice et digne pour tous. Pour que chacune des personnes en difficulté puisse passer cette période si complexe, pour que chacun puisse vivre décemment. Pour que la solidarité nationale soutienne, plus que jamais, les français qui subissent les aléas d’une crise inédite, grave et profonde.

Veuillez retrouver ci-dessous ⤵️ les 15 propositions que nous avons soumises au Gouvernement afin d’endiguer ce fléau que constitue la pauvreté.

Feuilletez les 15 propositions du Plan Pauvreté formulé par les Députés Les Républicains

Réunion avec Adrien TAQUET, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Solidarités, de la Santé, chargé de l’Enfance et des Familles

Réunion avec Adrien TAQUET, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Solidarités, de la Santé, chargé de l’Enfance et des Familles

Ce matin, j’étais présent avec mes collègues députés Damien ABAD, Thibault BAZIN et Philippe MEYER au Ministère des Solidarités et de la Santé afin d’échanger avec le Secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des Familles sur le futur Projet de loi relatif à la protection de l’enfance.

En tant que Président de la Mission d’Information relative à l’Aide Sociale à l’Enfance, j’ai évoqué avec Adrien TAQUET les préconisations que nous avions rendues publiques dans le rapport paru en juillet 2019.

Le Projet de loi devrait être présenté à l’Assemblée nationale avant cet été. Plus que jamais, je souhaite vivement que ce sujet soit au cœur d’une réforme ambitieuse, solide et concrète pour tous les enfants qui dépendent de l’ASE.

J’y veillerai, comptez sur moi

Réunion avec Adrien TAQUET, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Solidarités, de la Santé, chargé de l’Enfance et des Familles

Réaction de Alain RAMADIER suite à l’agression d’un élu de la Ville de Bondy

Rien ne saurait justifier l’agression de quiconque et encore moins d’un élu de la République dans le cadre de ses fonctions.

C’est avec la plus grande fermeté que je condamne cet acte d’une grande violence.
J’adresse à l’élu agressé, un prompt rétablissement, mes pensées l’accompagnent ainsi que la majorité conduite par Stephen Hervé.

Que la lumière soit faite, et les individus responsables de ces actes punis.